Le pisco, péruvien cette fois !

Toujours avec Odile, nous quittons la zone sud du pays pour rejoindre Pisco, via la Panaméricaine, la route qui traverse toute l’Amérique, de Puerto Montt au Chili jusqu’à Prudhoe Bay en Alaska.

On voit défiler à travers les fenêtres du car un paysage désertique, où se succèdent des dunes de sables tirant sur l’orangé, sur le vert ou encore sur le pourpre. Le coucher de soleil rend la scène encore plus fabuleuse, augmentant toujours plus la palette de couleur sur les dunes. Nous arrivons sur la côte à l’aube, alors que les premiers rayons du soleil illuminent le Pacifique. A Pisco, nous découvrons une ville à moitié détruite. En 2007, un tremblement de terre de 8.0 sur l’échelle de Richter a en effet dévasté la ville. Aujourd’hui encore Pisco se reconstruit lentement, en témoignent la moitié de la ville encore en chantier et l’autre moitié réduite à des tas de gravats. Nous ne faisons qu’y dormir, pour pouvoir faire une excursion à Paracas et sur les îles Ballestas.

Cet ensemble d’îlots est par ici appelé le « Galapagos des pauvres », puisqu’il abrite une remarquable concentration d’oiseaux marins qui nichent sur ses falaises, à pic au -dessus de l’océan. Aux piaillements des oiseaux se mêlent les cris rauques des otaries qui se prélassent sur les plages de galets. Les îles sont recouvertes de guano (fientes d’oiseaux), connu dans le monde entier comme un excellent engrais. Tous les sept ans, une équipe d’alpiniste est embauchée pour venir récolter le guano. Trois mois en complète autonomie, à descendre le long des falaises pour en remonter les bras chargés de sacs plein de fientes ! Autant dire que l’odeur est forte et vraiment désagréable ; travailler par ici ne doit pas être évident… Mais pour nous, depuis le bateau, le spectacle est très impressionnant. Des nuées de pélicans ou de fous variés nous survolent et font d’incroyables piqués dans l’eau pour aller pêcher. Et surtout, nous apercevons enfin des pingouins de Humboldt, que nous avions raté tout au long du voyage !

De retour sur la terre ferme, Cécile va prendre un bus pour retourner à Lima, tandis que Mathilde et Odile vont profiter de leurs derniers jours entre mère et fille pour visiter la région de San Vicente de Cañete.

Là-bas aussi, le tremblement de terre a fait des ravages. Elles visitent alors le château de Cañete, qui ne ressemble plus qu’à une maison hantée. Ancienne demeure d’un riche propriétaire de vignes, on imagine les innombrables pièces remplies d’invités lors de banquets… Aujourd’hui, il ne reste que des lambeaux de tapisserie, de vieilles horloges londoniennes désossées et un billard français, sans tapis. Tant qu’à être dans la région des vignes, elles en profitent pour faire la visite de deux ou trois bodegas, avec dégustation de pisco, vins et autres liqueurs. Après tout, cette semaine est aussi celle de la boisson nationale : le Pisco Sour biensûr !

De retour à Lima, Mathilde et Odile retrouvent non seulement Cécile, mais aussi Sara, Stéphanie et Daniel. Nous sommes le 4 février, et c’est l’anniversaire de Mathou ! Nous sautons donc sur l’occasion pour aller célébrer ça en famille, dans un bon resto. Carlos nous conseille d’aller déguster les très fameuses grillades de Panchita, dont la spécialité maison est la brochette d’anticuchos, des cœurs de bœuf marinés, accompagnés de patates cuites au barbecue. Un vrai régal ! Pour sa fête, Mathou se voit même offrir par le resto une assiette de crêpes fourrées au Manjar (confiture de lait).

Joyeux anniversaire donc !

Certains font le pied de grue...
Au départ de Paracas pour les îles Ballestas
Un pétroglyphe dont personne ne connait vraiment l En chemin, le fameux "Candélabre" Un pétroglyphe dont personne ne connait vraiment l'origine
La brume rend mystique l'atmosphère des îlots
Sula variegata Les fous variés nichent ici Sula variegata
Spheniscus humboldti et Pelecanus thagus Pas de doute, le pingouin est plus petit ! Spheniscus humboldti et Pelecanus thagus
Une grosse otarie se prélasse
Ilôt de calcaire, refuge de nombreuses espèces
De bons producteurs de guano
Embouteillages pour l'aterrissage
Larosterna inca Une colonie de sternes incas Larosterna inca
Ca se bouscule pour bronzer !
Des oiseaux à perte de vue
Pelecanus thagus Un pélican thage en quête de nourriture Pelecanus thagus
Les caves stockent le pisco dans de grandes jarres
Une future bouteille de pisco
Le chateau de Cañete
Bouh !
Place de Cañete
Séchage de maïs
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2 réponses à Le pisco, péruvien cette fois !

  1. Tristan dit :

    Très stylées les sternes incas