Machu Picchu, poil au genou !

Tandis que Cécile et Sara se sont rendues au Machu Picchu à la fin du mois de décembre, Mathou et sa maman y sont allées un mois plus tard. Voici donc enfin le récit comparé des deux expéditions…

Le village d’Aguas Calientes est le point de départ incontournable pour accéder à la cité sacrée Inca (datant d’environ 1440). Pour s’y rendre, deux options : La première est plus économique, mais plus lente. Elle consiste à prendre un bus local, puis un taxi collectif et ensuite un mini-van, pour finir par une randonnée de trois heures. Elle est aussi plus risquée en saison des pluies, puisque les routes sont souvent bloquées par des éboulements…  La deuxième est plus chère mais plus rapide et sûre. On y prend un taxi collectif pour se rendre à une gare ferroviaire paumée, et de là y prendre un train.

Ayant le temps, mais pas l’argent Sara et Cécile ont opté pour la version lente alors que Mathilde et Odile se sont payées le luxe du train. Et le fait est que l’équipe 1 s’est trouvée confrontée à un éboulement qui a légèrement compliqué son trajet, mais qui ne l’a heureusement pas empêchée d’arriver à destination après une journée entière passée sur la route.

Enfin installées dans leurs hôtels respectifs à Aguas Calientes, les deux équipes se sont préparées pour une nuit plus ou moins courte. A 4h30 du matin, l’équipe 1 s’est mise en marche pour arriver à l’entrée du Machu Picchu avant l’ouverture des portes, à 6h. L’équipe 2 ne s’est levée que vers 7h ; rien ne sert de courir pour Mathilde et Odile qui ne prévoient pas de grimper le Huayna Picchu… De bon matin donc,  les quatre filles ont dû braver la randonnée d’accès au site : de une à deux heures de marches… oui oui, de marches d’escalier ! Irrégulières et franchement hautes en plus. Bref, de quoi suer et arriver un peu haletantes. Nous aurions aussi pu prendre un des nombreux cars qui montent au Machu en moins de 15 minutes, mais cela aurait été bien trop facile.

Une fois les derniers contrôles d’accès passés, la sensation a été la même pour nous toutes : WA-HOU ! C’est beau en photo, mais en vrai c’est encore plus impressionnant. La cité est immense et d’une beauté à couper le souffle. Les constructions s’étagent le long de terrasses verdoyantes, sur les flancs escarpés d’une montagne surplombée par les monts Machu Picchu et Huayna Picchu. On s’attendait à ce que le site grouille de touristes ;  finalement c’était plus que supportable, la majorité des groupes guidés ne visitant le site qu’entre 9h et 14h.

Les deux équipes ont exploré les ruines à leur façon, grappillant des infos à droite à gauche auprès de gardes ou de guides. A 7h, Cécile et Sara sont parties pour le sommet du Huayna Picchu (son accès est restreint à 400 personnes par jour pour en limiter l’érosion). Une heure d’ascension sur des marches abruptes et glissantes, en doublant tous ceux qui ont le souffle court. D’en haut, la vue sur le Machu est mystérieuse : toute en volupté, car toute embrumée ! Pas de chance, le soleil n’est pas souvent de la partie en cette saison, et les bandes de brume s’enchevêtrent pour ne laisser voir que partiellement certaines zones de la cité. Le spectacle reste magnifique, bien qu’un peu frustrant. Sur les crêtes de ce sommet aussi les Incas avaient bâti maisons, temples et champs, et ces ruines sont encore plus vertigineuses qu’en contrebas.

Pendant ce temps, l’équipe 2 s’est hasardée sur les sentiers annexes du site ; y a découvert le pont Inca, fait de billots de bois et que plus personne à part la végétation n’ose traverser ; a galopé jusqu’à la Porte du Soleil pour savourer une vue plongeante sur tout le site ; et a ainsi compensé ses regrets de ne pouvoir grimper au sommet du Huayna puisqu’il ne restait plus de places disponibles.

Les deux équipes ont chacune pu profiter du cœur de la cité, une fois vidé de ses touristes, sur les coups de 14h. Ici se concentrent les anciennes demeures de la noblesse et les temples dédiés à Inti, le dieu-soleil. La cité se divisait en effet en différents quartiers : la zone agricole, les quartiers populaires, la zone sacrée et les résidences des ecclésiastiques et des nobles (dont celle de l’empereur Pachacutec, pour qui cette ville a été édifiée). Le Machu Picchu est l’expression-même du génie Inca, comme l’attestent certaines de ses pièces maitresses telles que le cadran astronomique (Intihuatana) ou le temple du soleil. L’agencement des terrasses prouve lui aussi le savoir-faire Inca en agriculture, dans une région soumise à de très fortes pluies. Ces dernières sont formées par un mur de pierre contenant un empilement de couches de divers matériaux (du fond vers la surface : grandes, moyennes puis petites pierres, fragments de roche, argile et enfin terre de culture). Cette méthode permet d’avoir des sols toujours bien drainés et donc d’éviter l’inondation des champs.

Aujourd’hui, des 300 à 1000 habitants ayant vécu dans cette cité ne restent plus que deux lamas posant gentiment pour les photos, et un couple de vizcachas jouant à cache-cache avec les touristes, pour notre plus grand plaisir !

Pendant que Mathou et sa maman prennent le train...
Sara et Cécile se confrontent à un premier éboulis sur la route
Et continuent par 3h de marche le long des rails
Fleur d Une touche de délicatesse Fleur d'abutilon
Allez, plus qu Indiana Mathou à la recherche de la cité perdue Allez, plus qu'une heure de montée avant le Machu !
Ouf, enfin arrivées aux portes du Machu !
Le Huayna Picchu surplombe la cité
Par Cécile et Sara Mariposa colorée Par Cécile et Sara
Une cité cachée en pleine forêt
Par Mathou et Odile Cache-cache vizcacha Par Mathou et Odile
Les nouvelles déesses Incas
Fenêtres sur ruines
Vue embrumée depuis le Huayna Picchu
Ruines du Huayna Picchu Carrément vertigineux Ruines du Huayna Picchu
Attention à la marche
Par Cécile et Sara La vizcacha joue sa timide Par Cécile et Sara
Vue plongeante depuis la Porte du soleil
Le pont de l'Inca, peu engageant !
Sculpture verte
Le Mathou Picchu
Odile, reine du soleil !
Pas facile de faire le mur...
Des champs verdoyants
Une orchidée du jardin botanique
Le Dieu-Soleil n'était pas de la partie
L'unique arbre tronant au milieu de la cité inca
Un moineau contemplatif
De l'autre côté, c'est pas mal non plus !
Par Mathou et Odile Mariposa colorée Par Mathou et Odile
Ca lézarde dur !
Tellement kitsch
Les agriculteurs étaient fort en terrassement
La nature à la loupe
Une chenille noire au pélage vert fluo, la classe !
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4 réponses à Machu Picchu, poil au genou !

  1. Tristan dit :

    Aya, je pense que j’aurais perdu un ou deux poumons à faire une journée de grimpette comme ça. Magnifique photos des deux équipes

  2. MARIE K dit :

    Waouh !! quand est-ce que j’y vais moi aussiiii….

  3. lebray dit :

    bravo cousine moi je l’aurai pas fais je parle à odile
    odile tu est prête pour pekin express lol
    gros bisous à vous
    cousine marie-do

  4. MOzart dit :

    Salut les filles,

    Encore une rando sympa… C’est bientôt à Sara et moi de vous envoyer nos CR avec photos. Je l’accueil demain et on va se gaver de grandes voies toute la saison! Je vais aussi connaitre les détailles croustillants de votre aventure hé, hé, hé ;o)

    Bisous
    MOz

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