Chapi chapo

Notre seconde destination dans ce pays est Cuenca. On y arrive péniblement en bus (les bus équatoriens sont beaucoup moins confortables que ceux du Pérou), et découvrons une magnifique ville coloniale. A chaque coin de rue s’érigent de vieilles églises en pierre de taille, qui font face à de superbes places. Autour, les passants s’arrêtent devant un stand pour y siroter du lait de coco ou y grignoter une friandise. La vie est douce à Cuenca, et nous nous installons régulièrement dans un marché aux fleurs pour vendre nos petites créations en macramé. Quand nous n’y sommes pas, nous dégustons un délicieux expresso équatorien assis sur une mignonne petite terrasse, au grand bonheur de Cécile et Victor.

Nous arpentons aussi les alentours, à commencer par Sig-Sig, un village réputé pour ses chapeaux…

« Alors que l’été approche, connaissez-vous vos classiques en matière de couvre-chef ?

Le Panama, ce fameux chapeau de paille tressée qui a connu ses plus beaux jours de gloire lors de son arrivée en France pour l’exposition universelle de Paris en 1855, est devenu un accessoire de mode incontournable. Il était si prisé par la bourgeoisie parisienne de l’époque, qu’on s’en est inspiré pour surnommer Paris « Paname ».

Quant à l’origine du nom du chapeau lui-même, il faut la chercher du côté du canal de Panama. Lors de sa construction, les ouvriers en portaient pour se protéger du soleil, si fort sous ces latitudes. Pourtant, le chapeau Panama est en fait équatorien. On dit que les modèles les plus luxueux viennent de Montecristi, une ville au bord du Pacifique, mais on en fabrique aussi à Cuenca, dans les Andes.

Aujourd’hui, ce couvre-chef est exporté dans le monde entier et est arboré par de nombreuses personnalités politiques et artistiques, lui donnant une petite touche mondaine. Très « décontracté chic », on le trouve le plus souvent en blanc orné d’un ruban noir ou bien tirant sur le beige. Toutefois, ce ne sont ni la couleur ni la forme du chapeau qui le caractérisent, mais sa paille de Carludovica palmata (palme de l’Equateur) et son mode de confection. Une bonne façon de différencier le vrai du faux est la rosace que l’on peut voir au sommet de chaque chapeau tissé à la main.

Alors n’hésitez plus à vous doter de ce très réputé accessoire de mode ; il vous en coutera entre 30 et 650 euros pour les plus chers. C’est la densité de mailles qui détermine le prix car plus il y a de mailles, plus il a fallu de temps pour le tisser (de un à quatre jours tout de même). Ceux de meilleure qualité peuvent d’ailleurs se tordre à volonté et prendre la forme qui vous plaira ! »

Bon, revenons-en à nos moutons… Nous sommes ensuite allés tous les trois profiter du marché dominical de Chordeleg, où nous avons craqué devant un énorme cochon rôti à la broche… ! C’est la spécialité du coin dont tout le monde vient se délecter le dimanche au comedor (cantine populaire).

Les ruines d’Ingapirca sont venues clôturer notre tour de la région. Ce site cañari, par la suite envahi par les Incas, est connu comme le mieux conservé du pays. Il regroupait plusieurs temples et une cité dans laquelle de grandes réserves alimentaires étaient stockées. Le site a ceci d’étonnant que vu du ciel, on s’aperçoit qu’il a été construit de façon à former la tête d’un puma.

Nous quittons définitivement le sud de l’Equateur pour une autre destination, vraiment extraordinaire….

Cuenca, ville coloniale par excellence
Une vendeuse de fraises ambulante
Une remarquable architecture
Notre voisine au marché des fleurs
On joue aux marchandes
Basilique de Cuenca
Des églises à tous les coins de rue
Promenade de fin d'aprem
Un scarabé pas content
Le cuy nous poursuit jusqu'à Chordeleg
Ca marchande dur !
Un gros cochon pour un gros appétit
100% faits main
14 mois de voyage, ça se fête !
En route vers Sig-Sig
Du sur mesure
A la coopérative de chapelières
Réserves des ruines d'Ingapirca
Où est charlie ?
La petite maison dans la prairie
Il descend de la montaaagne à cheval !!!
Mosaïque rurale
Un indien dans la ville
La citadelle d'Ingapirca
Lama-zone
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