Après seize longues heures de bus, nous arrivons enfin à Loja, notre première escale en Équateur. C’est dimanche, la pire journée pour débarquer dans une nouvelle ville en Amérique du Sud… tout est fermé et les rues sont désertes… Nous attendons donc le lundi pour découvrir la gastronomie locale (empanadas de verde, tamales et bolones), puis nous nous activons pour organiser notre prochaine randonnée dans le parc national Podocarpus. Bonne nouvelle pour nous, depuis le mois de janvier dernier, tous les parcs nationaux sont gratuits dans le pays ; une décision politique peu anodine qui montre la volonté du gouvernement de sensibiliser ses concitoyens à l’incroyable biodiversité équatorienne !
Nous filons donc vers le parc, réputé pour sa richesse en orchidées multicolores. Ici, nous sommes de retour dans les Yungas, les forêts pluvieuses d’altitude qui cachent dans leurs cimes de magnifiques oiseaux colorés. Sur chaque arbre poussent une quantité hallucinante de fleurs et de fougères dont se régalent des chenilles aux allures inquiétantes. Ces futurs papillons arborent en effet des teintes flamboyantes et des poils drus qui impressionnent leurs prédateurs qui n’osent alors plus les dévorer. Nous en prenons une fois de plus plein les yeux et mitraillons faune et flore à tout va. Cependant, se promener dans les Yungas n’a pas que des avantages… Le lendemain, nous enfilons pantalons de pluie et vestes goretex et partons faire le tour des miradors. Mais la boue nous stoppe net dans notre ascension, et la vue est complètement bouchée par une brume toujours plus épaisse à mesure que nous avançons. Nous faisons donc demi-tour et rentrons un peu frustrés vers notre cabane, où nous attendons la fin de l’après-midi pour sauter dans la voiture des gardes qui nous ramènent à Loja.
A quelques kilomètres de Loja se situe un petit village dont nous n’avons entendu que du bien. Bénéficiant d’un microclimat très agréable, de nombreux nord-américains sont venus y construire leur résidence secondaire. Vilcabamba est d’ailleurs surnommé « gringolandia » (tous les étrangers sont appelés gringos en Amérique du Sud) dans la région. Le patelin est très mignon, avec de magnifiques maisons coloniales restaurées et une place centrale ombragée par d’imposants arbres centenaires. Nous y flânons une journée, et laissons passer le temps en sirotant une bière en terrasse.











Ca c’est de l’explosion de couleurs!
Végétation impressionante! et un peu inquiétante tout de même….