South Africa – Des cailloux et des plantes

Nous quittons Rockland pour poursuivre notre route plus au sud du Parc Naturel de Cederberg. Un trajet long pour la petite voiture que nous avons loué ; 100% piste rocailleuse ! Certes, nous aurions pu louer un 4×4… mais c’eut été moins exaltant. Notre petite hyundai s’avère vaillante et résistante, même pas une crevaison pour pimenter le trajet !

Les sens aux aguets et la poussière plein la bouche, nous repérons bientôt cet indice qui  nous annonce notre arrivée à destination : La cave de Cederberg. C’est notre premier wine tasting d’Afrique du Sud mais les 35°C en zone semi-désertique nous incitent finalement peu à goûter le rouge ; nous repartons donc avec sous le bras deux bouteilles de Chenin Blanc (prononcer Chénine blanque).

Trève de dégustation, la tente à peine montée nous partons grimper à Sandriff. N’étant pas complètement conquis par le site et le campement, nous poursuivons notre route dès le lendemain, pour nous rendre à Truitjieskraal (pas de conseil de prononciation, faites au mieux !).

Site extraordinaire constitué d’un labyrinthe de parois verticales de grès, on arrive à grimper à l’ombre en passant d’une face à l’autre. Les pauses permettent de parcourir les sentiers d’interprétation qui valorisent la flore extrêmement riche de ce secteur. Malgré l’aridité, de nombreuses espèces s’épanouissent ici, dans ce qu’on appelle le « Sandstone Fynbos ». C’est un écosystème très riche, avec de nombreuses espèces endémiques qu’on ne trouve que dans ce parc naturel. La régénération de la végétation dépend en partie des incendies, assez fréquents vu le climat. Les parois de certaines grottes ou anfractuosités sont couvertes de peintures rupestres, représentant principalement des animaux ou des scènes de chasse.

Nous aurions largement pu passer quelques jours ou semaines de plus dans ce secteur ; mais nous avons bientôt RDV avec Lucille à Cape Town et remettons les voiles, euh les gaz.

Notre dernière halte avant Cape Town nous mène à Paarl ; ville sans grand intérêt située au bord d’une rivière charmante dont nous avons oublié le nom. Notre objectif est là, surplombant la cité. Trois énormes anomalies géologiques nous font de l’œil : de grosses boules de granit trônent ici, au beau milieu d’une région toute de grès formée. On enfile rapidement chaussons et baudriers et découvrons le principe de la grimpe à plat ventre, sans prises, où pour se hisser le frottement entre la gomme de nos chaussons et les lichens des parois granitiques sont notre seule solution.

Derniers rayons du soleil sur les nénuphares
Truietiejskraal et ses dédales de grès
Comestible ?
Trou-tiejskraal
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Sommet de Paarl's Rock
La rivière dont on taira le nom
Réveil matin 100% énergie renouvelable
Une oie qui tape la pose !
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Envol d'une oie égyptienne
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South Africa – Rockland

Cap au sud du sud : destination la province du Cap occidental, en Afrique du Sud. Départ en octobre, escale par Dubaï et arrivée à Cape Town en avril… enfin comme si !

Nous passons les deux premiers jours à organiser notre périple… nous sommes arrivés les mains dans les poches et rien n’est prévu. Le temps de louer une petite voiture et nous voila partis vers le parc naturel de Cederberg.

Un immense plateau rocheux éboulé, paradis des grimpeurs, surtout ceux qui aiment le bloc. Ici on ne peut plus parler de chaos rocheux, ce serait un bien pâle reflet de la réalité. D’ailleurs, le site porte bien son nom : Rockland ! L’ensemble du massif montagneux semble s’être délité en milliers de blocs aux formes plus extravagantes les unes que les autres. Un peu d’imagination et nous voila à vol de dragon, au sommet d’angry bird ou sur les flancs d’un bison enragé.


Nous campons à Depakhuys, le point de repère des milliers de grimpeurs qui viennent s’acharner ici pendant l’hiver. Heureusement nous sommes hors saison, donc au calme. En revanche, la chaleur monte vite vite pendant la journée, limitant la grimpe et favorisant la farniente :) Nous passons deux semaines à découvrir les principaux secteurs de Rockland et à perdre la peau de nos doigts ; c’est que le grès local broute sacrément ! Et autant dire que 2 semaines, ce n’est absolument pas assez !


Bien que le léopard soit réputé vivre dans ce parc naturel, nous ne l’avons pas vu, contrairement aux dassies (proches cousines des éléphants qui ressemblent pourtant bien plus à des marmottes/chiens de prairies !). Une excuse pour revenir en voyage prolonger dans le coin ? Why not !

En route pour Cederberg NP : du blé, du blé... et du blé !
On y est : Rockland !!!
Rockland : premiers repérages
Ca donne envie !
Pas le temps de mettre des chaussons !
Pas encore le permis, mais ça grimpe déjà
Touches de couleur
Des chaos rocheux en tous sens
Ca broute les doigts !
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Hé, t'as vu comme j'suis canon ?
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Trop chaud au soleil ? Passez sous les blocs !
Farniente au soleil pour les uns,
Au bord de l'eau pour les autres
Le soleil tombe, c'est l'heure de retourner grimper
Un terrain de jeu infini
DSCN2191
Ca plane pour moi
Ca réfléchit...
Ca force...
Puis ça brosse !
Un peu de douceur
Pas que le bloc qu'est cool à Rockland !
Après l'effort,
Le réconfort !
Une petite soif ?
Au dessus de la tente : les nids des tisserins
Un tombé du nid.. He didn't make it :(
Sunset au camping Depakhuys
Ce soir là, sur la toile de la tente.. surprise !
On grimpe où ??
The Rhino !
Ca passe,
Ca passe pas !
Angry bird
Détente au bord de l'eau
C'est haut !
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Victoire
IMGP3614
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La seule lionne que nous aurons vu a un coeur de pierre
Végétation typique des fynbos
Des graminées... mais lesquelles ? Question sans réponse
IMGP3323-Panorama
Pont de pierre
Allez, au lit !
Jour de repos : promenade et beaux oiseaux
Perchinettes
Leçon d'escalade à mains nues..
En fuite
Peintures rupestres de la culture San
Peintures rupestres 2
Pour l'ombre, merci de suivre les dassies
Ciao bella

 

 

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Hommages

2015 aura été une année en dents de scie avec ses bonnes et mauvaises nouvelles. Incahuella est particulièrement touchée par la perte de deux personnes emblématiques, sans qui l’aventure n’aurait pas été la même.

Serge Aubert, directeur du Jardin botanique du Lautaret, est décédé le 19 février, à  l’âge de 48 ans. C’est grâce à lui que le projet De fleurs alpines en fleurs andines a pu se faire, liant un partenariat avec le Jardin Botanique pour lequel un inventaire de la flore des Andes avait été effectué.

Douglas Tompkins, fondateur de The North Face et créateur de plusieurs parcs en Patagonie chilienne, est quant à lui décédé cette semaine, dans sa Patagonie chérie. En plus de nous avoir ouvert les portes de ses parcs, il nous aura hébergé 3 semaines durant au Parc de Reñihue. Enfin, il a été l’intermédiaire décisif pour que le partenariat avec The North Face se fasse.

Serge Aubert
Douglas Tompkins
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En 2015, rions !

Et on commence avec toujours autant de bon goût et de subtilité par vous souhaiter une bonne année. Tout de bon comme diraient nos amis helvètes !

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Incahuella va dans le Jura !

L’exposition photographique Incahuella part à la conquête d’une région vaste et reculée : le Jura français ! C’est la Réserve Naturelle de la Haute Chaîne du Jura qui mettra en valeur notre épopée de dix-huit mois.

Du 04 Novembre au 20 Décembre 2013, vous pourrez retrouver nos plus beaux clichés exposés à la Maison de la Réserve, 135 rue de Genève – 01170 Gex.

 

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Incahuella expose !

Vous ne saviez pas si nos photos étaient bien réelles ?

Vous rêviez de les voir en vrai, en grand format, en bonne qualité et avec un cadre autour ?

Nos fabuleux jeux de mots pour légender nos photos vous manquaient ?

Vous avez besoin de rêver un peu ?

Eh bien Incahuella est de retour, et expose 30 de ses plus belles photos le week-end du 25-26 Mai à l’école du Breuil, à Paris !

De 10h à 18h30, le samedi et le dimanche, n’hésitez pas à venir découvrir notre expo (entrée libre) ! Et en prime, le dimanche de 15h à 16h, Nous serons toutes les trois présentes pour donner notre première conférence, ouverte à tout public.

L’adresse :

Ecole d’horticulture du Breuil

Route de la ferme

75012 Paris

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Heureuse année 2013

Même si nos vœux vous parviennent de moins loin qu’en 2012, Incahuella tient à vous souhaiter à tous une bonne année 2013. En espérant qu’elle soit pour tous et toutes synonyme de beaux voyages, rencontres sympathiques et aventures insolites !

Et avec un peu de chance, ce sera aussi l’année de la parution de notre livre ! Au plaisir de vous en dire plus les mois à venir ^^

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On fait notre book :)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Incahuella s’est lancé dans une aventure d’un nouveau genre : écrire un livre !

Un livre ?! Pour qui ? Pourquoi ? Comment ?

  • Pour tous ceux qui aiment les belles photos, ceux qui rêvent d’aventure et pour les amoureux de la  nature, mais aussi et surtout pour les curieux en tout genre !
  • Parce que cette fois, nous ne voulons plus parler de nous, mais faire parler tous ceux que nous avons rencontrés et qui nous ont permis de mieux comprendre les enjeux écologiques des Andes.
  • En présentant un livre photo, avec quand même quelques mots, parfois même des phrases, qui vous permettront de vous coucher un peu moins bêtes chaque soir ^_^

Alors oui, nous n’en doutons point, vous êtes déjà entrain d’en trépigner d’impatience. Mais tout doux, il vous faudra attendre encore un peu. Ce seront plus probablement les cloches de Pâques que le père Noël qui déposeront à votre chevet ce futur best-seller !

Pour l’heure, Incahuella reste dans les bons plans et a pu imprimer son book photo gratuitement grâce à Pixum.fr, spécialiste de l’impression de livres photos numériques. Merci encore à eux !

Ne reste plus (simple broutille) qu’à : écrire le livre (commençons par le premier chapitre), trouver un éditeur, mais surtout TROUVER UN TITRE !  C’est là que, chers lecteurs, vous intervenez : une idée ? Révolutionnaire ? Poétique ? Vendeuse de rêve ? N’hésitez pas à nous faire parvenir vos suggestions. L’heureux gagnant* de ce nouveau concours se verra offrir un exemplaire de ce merveilleux chef d’oeuvre (et dédicacé s’il-vous-plaît !).

* : Le gagnant saura qu’il est l’heureux élu une fois notre livre publié… hihi ^^
Mathou fait la une
La quatrième de couverture
Et y a même une tranche ! La classe !
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Les dessous d’Incahuella

Et voilà, l’aventure Incahuella, c’est fini ! Dix-huit mois d’itinérance, dix-huit mois de paysages à couper le souffle, dix-huit mois de rencontres extraordinaires, mais tout ça, vous le savez déjà, on vous l’a raconté tout au long de notre périple. Alors pour clôturer en beauté nos récits, on vous propose un résumé de nos meilleures anecdotes, croustillantes ou effrayantes… Allez, c’est parti pour les dessous d’Incahuella !

Auto-stop le plus fou

- Pour quitter la Patagonie, nous levons le pouce, une voiture s’arrête, un peu brusquement, mais bon… Nous embarquons, et 5 minutes plus tard, nous manquons de nous retrouver dans le fossé après un sacré coup de volant de notre chauffeur, pour « éviter un nid-de-poule ». Puis, on rate de peu le talus. Cerise sur le gâteau, nous nous apercevons que les freins ne marchent plus, lorsque tout à coup, vient le passage d’un pont étroit à traverser au pied d’une grande pente, avec un camion qui arrive en face… « Pourvu qu’il ne s’engage pas, pourvu qu’il ne s’engage pas ! ». Pfffiiiiouuuuuu c’est passé… on l’a échappé belle ! Enfin, le soulagement, notre chauffeur s’arrête. « Les filles, si vous voulez, demain je vais à Puerto Montt, si vous m’attendez, je vous emmène »  …

- Nous essayons de quitter le Perito Moreno pour rentrer à El Calafate. Toutes les voitures nous snobent. Finalement, un camion-benne s’arrête. Le chauffeur descend et frappe trois coups sur la benne. Nous on se demande bien pourquoi, quand tout à coup, surgissent, une, puis deux, puis 15 têtes par-dessus le camion. Et oui, à croire que nous ne sommes pas les seules à lever le pouce dans le coin !

- Pour nous rendre dans le parc de Queulat, la route est longue et peu fréquentée… Nous désespérons de trouver un véhicule et marchons depuis un bon moment déjà. Et là, une Jeep de l’armée chilienne s’arrête, nous fait signe de les rejoindre au plus vite, et redémarre aussi sec. Entassées à l’arrière, nous comprenons mieux les raisons de leur empressement: plusieurs bus de jeunes soldats nous suivent de près, et il ne faudrait pas que les nouvelles recrues voient leurs officiers prendre 3 demoiselles en stop, ça ferait trop jaser !

Des rencontres carrément insolites

- Toujours en pratiquant  notre activité favorite : le stop, c’est cette fois le député de la région de Frutillar qui nous laisse grimper dans sa voiture, parce qu’aujourd’hui, son chauffeur est en congé. De fil en aiguille, non seulement il nous permettra de passer le nouvel-an mapuche au sein d’une communauté, mais en plus il nous trouvera un logement et nous invitera à une soirée BBQ et karaoké chez lui.

- Dans la région de Magallanes, on veut voir des manchots de Humboldt… Cela fait déjà un bon moment que nous marchons sur cette route à peine carrossable, en proie au vent qui souffle dans la pampa patagone. Tout à coup, Juan passe en pick-up et s’arrête pour nous. Il nous invite à voir la tonte des moutons dans son estancia, puis à prendre le goûter. Il nous offrira ensuite les clefs de sa maison pour passer la nuit au chaud, puisqu’elle est vide. Le lendemain, nous passons prendre un café avec la dame en charge de la ferme avant de partir. Résultat : un café au lait accompagné de 6 côtelettes de mouton à 9h du mat’… c’est rude !

- Nous sommes au beau milieu de la campagne bolivienne. Rien ni personne à l’horizon, nous commençons à manquer d’eau. Heureusement, un hameau apparait sur le flanc de la montagne. Nous remplissons nos gourdes au puits du village, et reprenons notre route. A peine sorties du hameau, un vieil-homme nous alpague et nous offre des tumbos, des fruits acidulés qui poussent dans le coin. Ce cadeau nous fait chaud au cœur et fait preuve de la grande générosité des locaux. Mais finalement, ce n’était pas sans intérêt, puisque le vieil-homme s’empresse de nous expliquer à quel point il a mal aux dents, et de nous demander des médicaments en échange des fruits !

Camping le plus horrible

- Torres del Paine, 3ème nuit, nous sommes attaquées par des hordes de moustiques voraces et sanguinaires… Pour y échapper, nous montons la tente au beau milieu du chemin de rando, sur les cailloux, à l’étroit, et en pente. Il pleut, les insectes essayent de trouver une voie d’accès vers nos veines, heureusement, la moustiquaire est efficace. Mais il faut allumer le réchaud pour faire la soupe et les pâtes, seul vrai repas de la journée… Qui s’y colle ? Personne ?! Ok, va pour une soupe froide et 3 galettes… Miam…

- C’est le milieu de l’automne, nous avons dépassé La Junta en Patagonie et cherchons où camper. Mais rien de grandiose ne s’offre à nous. Nous finirons par planter la tente de nuit, sur un terrain en pente rempli de bouses de vache… La nuit sera le théâtre d’une pluie torrentielle et le froid est… glaçant ! N’ayant pas ou peu dormi de la nuit, nous nous levons à l’aube pour découvrir que notre tente est recouverte d’une belle pellicule de glace… ah oui, il a fait froid !

Ces chansons qui ont trainé trop longtemps dans nos têtes

- Julie la p’tite olive, des Wriggles pendant les trois premiers mois. On l’a même revisité version Yvon le champignon, puis Yvon le petit mouton, etc…

- Non mais laissez-moi manger ma banane, de Philippe Katherine… Au secours !

- Assim voce me mata, de Michel Telo… La honte, mais au Pérou, ils l’écoutent non-stop !

Les pires plans galère

- Nous arrivons tout juste en Bolivie, et n’avons plus un sou, ni chilien, et encore moins bolivien. On s’empresse d’aller au distributeur tirer de l’argent, et là, c’est le drame… Carte bancaire avalée ! Bienvenue en Bolivie !

- Passage vers Villa O’Higgins au Chili, depuis El Chaltén en Argentine. Deux jours de marche pour arriver à prendre un ferry qui nous emmènera à destination. Sauf qu’on n’avait pas prévu que le ferry ne passait pas tous les jours et qu’on devrait camper sur les terres des habitants… qui s’empressent de nous faire payer le camping (au milieu d’un champ de vache, sans aucune installation sanitaire). Or, sans argent, ça devient vite galère ! Mais heureusement, Greg était là ! Merci encore :)

- Nous quittons notre maison d’accueil à La Paz pour aller faire le trek de Takesi… que nous ne trouverons jamais… ! Bilan, 10h de transport en commun miteux aller/retour avec nos sacs énormes sur les genoux, tout ça pour rien…

Situations cocasses ou gênantes

- C’est l’anniversaire de Cécile, nous décidons d’aller fêter ça dans un des bons restos de Sucre, en Bolivie. Son cadeau : une bague en argent, cachée dans son verre de vin… Une proposition à la serveuse : « Ça te dis de boire un verre de vin avec nous, c’est son anniversaire puis c’est plus marrant de partager la bouteille à quatre plutôt qu’à trois ?!». Conclusion : nous sommes passées pour un mignon trio de lesbiennes, c’était à mourir de rire !

- On arrive tout juste à Coyhaique en Patagonie pour entamer notre volontariat scientifique avec le CIEP. Un sociologue français est en visite pour participer à une conférence. Spécialisé sur les voyages itinérants et d’aventure, il nous interview, quand vient cette question anodine : « Et de quoi parlez-vous le plus entre vous depuis le début du voyage ? »… Un peu gênée à l’époque, nous n’avons pas osé lui avouer que notre sujet de discussion le plus récurrent, c’est le caca… Oui oui, une préoccupation quotidienne !

- Ce matin, les huemuls nous ont réveillées, nous sommes au cœur du parc Tamango, à côté de Cochrane. Comme souvent, nous nous sommes faufilées dans la réserve sans payer… Soudain, nous entendons un bruit de moteur… On commence à tout ranger pour partir au plus vite, ni vu ni connu. Mais le chef des gardes du parc débarque et nous accoste. Un peu flippées, on répond à ses questions et nous engageons vite sur une discussion intéressante qui débouchera sur… une offre d’emploi !

- Cochabamba, Bolivie. C’est une grande ville, mais les hôtels pour backpackers n’existent pas ici… Nous nous démenons pour trouver un endroit pas cher où dormir et dégotons finalement une chambre très économique dans un hôtel pas trop miteux. Nous négocions même qu’ils nous fournissent de l’eau chaude le matin pour prendre le café. Super ! Oui, sauf que jour après jour, plus de place au doute… nous sommes bel et bien dans un hôtel de passe… Un matin, nous entendons même un des maquereaux parler au téléphone de « trois filles »… Ni une ni deux, on prend nos cliques et nos clacs et nous barrons au plus vite de ce lieu sordide !

Les plus grands dangers

- Avec Willy qui s’est joint à nous, nous partons à l’assaut du col du Vent, d’où le glacier Viedma se dévoile dans toute sa grandeur. Nous franchissons les innombrables bras d’un delta glaciaire, marchons sur les bords d’un glacier, et commençons à gravir un pierrier très pentu. Willy se lance, puis Mathou, puis Sara, un peu trop vite. Sous les pieds de Mathou se décroche une énorme pierre qui fonce droit sur Sara, qui ne peut bouger car tout est instable sous ses pieds… Un stress incroyable nous envahit tous. Au dernier moment, le bloc en percute un autre. Les deux projectiles s’écartent sous la force du choc, et passeront de chaque côté de Sara. Ouf !

- Ça y est, nous redescendons sur les pentes glacées après avoir atteint le sommet du Pequeño Alpamayo, 5400m d’altitude. Soudain, la veste et la doudoune de Mathou tombent de son sac et glissent à toute vitesse vers une crevasse béant en contrebas. Commence alors pour Mathou et sa cordée une course effrénée, crampons aux pieds, pour rattraper les maudites échappées.  Tout est bien qui finit bien, les vestes ont été récupérées à temps, et personne ne s’est emmêlé les pieds en courant. Pfiouuuu

- Déjà trois nouveaux mois passés au Chili, il nous faut sortir du pays pour renouveler notre visa. Nous prenons la route pour Mendoza, au départ de Santiago. Seul hic, un col haut perché à franchir, au pied du plus haut sommet de la Cordillère : l’Aconcagua. Une file interminable de camions attend de pouvoir s’élancer, car le col est fermé depuis plusieurs jours à cause de la neige… Quand le col finit par ouvrir, nous grimpons dans un camion conduit par un Paraguayen pressé qui n’a pas froid aux yeux… Épingles à cheveux, plaque de verglas, montées impressionnantes, rien ne l’empêche de doubler les autres à tout vitesse pendant que nous, on s’accroche à s’en faire blanchir les phalanges en priant pour arriver entières !

La première, et la meilleure de nos photos de groupe !
En terre de feu
C'est plus rapide en jeep
Le temps de vivre
On avale les km en Patagonie
A Torres del Paine
De beaux souvenirs
Le glacier Grey à Torres
Avec 20 personnes en stop dans un camion-benne !
Parce qu'on a quand même bossé
Les chiens errants, des amis fidèles (et collants)
Eternelles parties de ramy
Nous, craquer ? Non, jamais !
Notre jet privé ;)
De vraies bucheronnes
C'était quand même bien à Pumalin :)
Sur les pentes du volcan Osorno
Pause très naturelle
Atelier coiffure... un vrai massacre :)
Avec clairounette à Valpo
C'est bientôt le désert
Au coeur du désert d'Atacama
Balade en vélo, 35°C, 12h... il fait chaud !
Clin d'oeil
Qu'est ce qu'on se fend la pomme... euh la poire !
Un campement paradisiaque
Women vs wild
4800m, et on respire encore :)
Fait frais
Vie de camp...
A travers les hauts plateaux boliviens
Sur la route des Incas
à 5470m !
Incroyable mais vrai
Un petit air de vacances :)
Plus que deux à marcher...
Au boulot !
Direction les Galapagos
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Tiens bon la barre

Nous quittons les Açores un peu déçues de n’avoir pas eu le temps d’explorer cet archipel qui semble receler quantité de paysages paradisiaques et d’une flore bigarrée. Mais l’ivresse du grand large se rappelle à nous aussitôt la grand-voile hissée, et c’est avec un mental au top que nous affrontons les rafales qui nous assaillent sans cesse pendant que nous louvoyons à travers les îles.

Avec l’Europe qui se rapproche, nous croisons de plus en plus de ces immenses paquebots qui sillonnent les océans pour mieux s’engouffrer, comme nous, dans le détroit de Gibraltar. Nous sommes d’autant plus attentives pendant nos quarts de nuits, quand seules les étoiles et les lanternes des navires nous tiennent compagnie pendant la nuit.

Après à peine une petite semaine passée au large, nous apercevons les côtes du Portugal, enfin ! Nous décidons de faire escale à Barbate, un village de pêcheurs d’Andalousie, situé avant le détroit de Gibraltar que nous franchirons demain, de jour. Nous en profitons pour aller nous dégourdir  les jambes en nous imaginant les montagnes de tapas espagnoles que nous allons déguster. Mais hélas, nous sommes lundi, et la plupart des bars et restaurants sont fermés… Heureusement, notre joyeuse troupe ne s’avoue pas vaincue, et nous trouvons tout de même un bar qui accepte de nous servir une assiette de crevette afin d’accompagner le petit rouge que nous buvons pour célébrer notre arrivée en Europe !

Le lendemain, la chance est avec nous car les conditions météo sont plus que favorables à la traversée du détroit, qui peut parfois se refuser plusieurs jours aux petits comme aux gros voiliers. C’est absolument impressionnant, l’Espagne et le Maroc sont tellement proches ! Paella, couscous, notre coeur balance ^-^ Nous entrons en mer Méditerranée en début de soirée, salués par un coucher de soleil à couper le souffle, et accompagnés pendant un long moment par une bande de dauphins joueurs qui nous régalent d’acrobaties aériennes et de courses dans les étraves du bateau. C’est tout simplement magique.

Le soir même, alors que nous sommes au mouillage peu après Almeria, un bateau des douanes espagnoles vient nous rendre une petite visite surprise. Les transports d’immigrés clandestins sont en effet assez fréquents par ici, les autorités veillent… Pour nous, ce n’est qu’une formalité « papiers du véhicules et passeports de l’équipage siouplait ». A peine dix minutes plus tard, nous reprenons nos activités là où nous les avions laissées : c’est l’heure du diner !

Les côtes désertiques du sud de l’Andalousie continuent de se dévoiler à nous  durant nos deux derniers jours de navigation, et c’est avec une intense satisfaction que nous arrivons à notre dernier mouillage, à Formentera, une des îles de l’archipel des Baléares. Ici, l’eau est d’un bleu intense, très différent du turquoise des Caraïbes ou du bleu profond du milieu de l’océan. Le soleil ne nous laisse aucun répit, et c’est avec plaisir que nous plongeons nous rafraichir une fois les dernières manœuvres accomplies. Ce soir, Michel nous invite au restaurant car cette fois ça y est, nous fêtons la fin de la Transatlantique, ainsi que l’achêvement de l’épopée Incahuella, qui aura duré dix-huit mois, et dont chaque jour aura apporté son lot de surprise et de bon souvenirs !

Mathou hisse la grand-voile
Le champs est libre?
Dernier coup d'oeil sur les Açores
Crème fouettée nuageuse
On longe les côtes des Açores
Du suggéré ?
On prend un ri
Elle est vraiment bien cette chaise longue...
Ca souffle !
Il est 18H20, c'est l'heure du vin !
Une baleine????
ôh hisse !
Message des cieux ?
Miss Lyne
On ne s'en lasse pas...
En fait on est en pilote automatique...
Soleil to Sparrow over...
Les couchers en Méditerranée seront-ils plus jolis ?
Les côtes Andalouses !
L'Espagne juste à babord
Sur la plage de Barbate
Olé!
Oui oui, c'est le notre :)
On annonce la couleur
Les éoliennes andalouses
Le rocher de Gibraltar, enfin !
Et ça, ça se fête !
A la transat !
On passe le détroit, entrée en Méditerranée
Les côtes ne sont pas loin
Ouiiiiii flipper et sa famille sont avec nous !
Attention, immeubles flottants...
On ajuste le cap
Visite surprise des douanes espagnoles
Alors, heureuses ?
Crêpe partie pour un des derniers matins
Les Baléares, c'est la classe !
Palomité prend le soleil sur le roof
Le capt'n-cuisto
Sur Ibiza, c'est pas mal non plus le coucher !
Ibiza et ses monstres marins
La vieille-ville d'Eivissa à Ibiza
Derniers pas à bord de Soleil, c'est la fin...
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