C’est toujours le pied !

Après deux heures de traversée, nous arrivons à Puerto Ayora sur l’île de Santa Cruz. Ici, une visite est pour nous incontournable : la station de recherche Charles Darwin et son centre d’élevage de tortues et d’iguanes terrestres.  Pour les biologistes que nous sommes, les Galápagos sont célèbres grâce à Charles Darwin qui y a posé les premières bases de la Théorie de l’Evolution des espèces. Les expositions sont à la hauteur de nos espérances, et la visite se termine face au fameux Lonesome George, le dernier survivant d’une espèce d’énorme tortue terrestre. Depuis des années, les scientifiques essayent de lui trouver des femelles d’espèces assez proches afin de faire perdurer la sienne. Mais les quelques accouplements n’ont rien donné, et il semblerait que George ait même perdu tout intérêt pour la gente féminine…

Nous profitons des jours suivants pour explorer l’île et prenons un bateau-taxi depuis le port pour rejoindre un sentier dans les roches volcaniques qui nous mène à Las Grietas (les fissures). Ce lieu porte bien son nom, puisque nous débouchons en haut de grandes parois se jetant dans une lagune où se mêlent eau douce venue des hauteurs de l’île et eau salée de l’océan. C’est un terrain de jeu pour tous les jeunes de l’île qui viennent y faire des plongeons vertigineux depuis le sommet des falaises. Relativement intrépides mais pas trop, Cécile et Mathilde s’essayent à ce sport, mais pas depuis le point culminant, tandis que Victor se dévoue pour rester en bas et prendre les photos… !

Une autre balade d’une heure en plein cagnard nous permet de rejoindre la Bahia Tortuga (baie des tortues), où le sable incroyablement blanc nous éblouit et nous pousse à nous réfugier sous l’ombre bienfaitrice des palétuviers. La plage de Mansa est bordée par la mangrove et offre normalement d’excellents sites de snorkelling puisque les animaux marins viennent souvent pondre entre les racines des arbres, là où le courant est plus faible. Pas de chance pour nous, la pluie de la veille a rendu l’eau trouble, et nous ne verrons rien par ici. Sur la plage, nous sommes en revanche entourés d’iguanes marins fuyant le soleil et de petits oiseaux peu farouches n’aspirant qu’après les miettes de nos sandwichs. Un peu déçus de ne pouvoir faire de snorkelling, nous remballons nos affaires et prenons la route du retour, quand nous tombons sur un bras de mer remarquablement calme où frétillent une multitude de petits poissons. Nous décidons d’y plonger et c’est alors que surgit une otarie bien curieuse qui jouera avec nous quelques minutes avant de retourner vaquer à ses occupations. Des étoiles pleins les yeux après cette incroyable rencontre, nous rentrons et allons savourer dans un petit resto local de délicieux encocados de pescado y de camarones (sautés de poissons et crevettes à la noix de coco). L’ambiance de cette ruelle est plus que typique avec ses  rangées de bouis-bouis qui ont installé leurs tables au beau milieu de la chaussée. Des musiciens ambulants défilent entre les clients et nous-même y vendons nos macramés. Nous y dégustons aussi un ceviche dans sa version équatorienne, soit avec moins de citron, et de la tomate en plus. C’est délicieux, et ce dernier détrône le ceviche péruvien dans les papilles de Mathou. Cécile quant à elle reste fidèle à la version du Pérou.

Mais nous ne nous arrêtons pas sur cette si belle voie de découvertes gastronomiques, et Mathou invite même toute l’équipe a se délecter de langoustes… des Galápagos s’il vous plait !

Touche de douceur dans un monde piquant
A l'affût
Bébé tortue
Opuntia Echios
George le solitaire Lonesome George George le solitaire
Iguane terrestre
Playa Darwin
Un lézard sur un lézard
L'oiseau moqueur
Viiictor, il a pas sautééé !!!
Un héron errant
Hibiscus
La baie des tortues
Un échassier qui cherche son chemin
Celui-ci cherche de la bouffe...
Mais où sont les tortues ?
Playa Mansa
Il faut peaufiner son bronzage
Iguane marin sous la mangrove
Au retour de la playa Mansa
Pépé le pélican, à la plage
Pépé le pélican, dans les airs
Les fous partent à la pêche
Victor mitraille
Décollage marin

 

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Galápagos… un rêve se réalise !

Depuis quelques temps, une idée nous trottait dans la tête : aller aux Galápagos. Depuis Guayaquil, la deuxième plus grande ville d’Equateur, des départs se font tous les jours et  les vols hors saison sont assez abordables. Nous décidons donc de réaliser notre rêve, cassons la tirelire et partons  toutes les deux avec Victor pour ces îles qu’on appelle par ici les Encantadas (les Enchantées).

Nous atterrissons sur l’île San Cristobal, la plus à l’est de l’archipel, mais tout de même située à près de 1000km des côtes équatoriennes. Nous élisons domicile dans un petit hôtel pas cher, et allons humer l’ambiance du coin en savourant notre première bière bien rafraîchissante en terrasse. En cette saison, il fait en effet très chaud en journée, et la pluie tombe presque tous les soirs. Le long de la balade côtière, les otaries nous réservent un accueil particulièrement original ; il faut dire qu’ici  les amoureux qui squattent les bancs publics ne sont pas des Hommes sinon ces gros mammifères marins qui s’offrent un repos bien mérité à l’ombre des cocotiers !

Nous adoptons un rythme de vie très local, et donc très détendu, et débutons notre séjour en découvrant les criques de San Cristobal. Nous y faisons d’ailleurs notre première rencontre avec les fameux iguanes marins des Galápagos. Avec leur crête sur la tête, leurs longues griffes et leur peau noire couleur de lave, ces reptiles sont surprenants et presqu’un peu inquiétants. Ils se révèlent cependant très calmes et peu timides, et nous offrent ainsi quelques remarquables séances photos !

Notre troisième jour sur l’île sera aussi celui de notre premier snorkelling, c’est-à-dire une sortie en mer avec masque et tuba. Se joignent à nous pour nager dans cette eau limpide otaries et iguanes marins, un spectacle totalement hallucinant dont nous gardons des souvenirs grandioses ! Mais cette excursion à la journée ne s’arrête pas là et nous emmène plus loin, jusqu’à de grandes falaises volcaniques qui tombent à pic dans l’océan, nommées El Léon dormido (le lion – de mer – endormi), tellement leur profil en est évocateur. Ici, nous nageons avec nos premières tortues dont la grâce nous laisse sans voix, puis avec des requins à pointes blanches… frissons garantis ! Heureusement peu friands de chair humaine, nous ne courrons en fait aucun danger. Pour nous remettre de toutes ces émotions, notre guide nous propose un début d’après-midi farniente et nous débarquons donc sur une magnifique plage isolée, où nous attendent un héron peu farouche et quelques otaries se cachant à l’ombre des arbres.

Contrairement à notre habitude, notre temps dans les Galápagos est limité, et nous ne pouvons donc pas nous éterniser autant que nous le souhaiterions. Nous prenons donc rapidement un bateau qui nous emmène à notre prochaine destination… l’île de Santa Cruz.

Rumbo a los Galapagos !
Vue du ciel
La vie est dure...
Lézarder au soleil
Un coucher de soleil de plus
Ca pique
Puerto Baquerizo Moreno
Victor en pleine contemplation
Au temps des dinosaures
Finalement, c'est pas si effrayant !
Le soleil se couche sur San Cristobal
Une mer bleue comme on en rêve
Premier snorkelling
El leon dormido (avec un peu d'imagination)
Les fous à pieds bleus !
Sacrément à pic !
Un pélican l'ouvre un peu trop !
La vie est dure
Un héron plutôt relax
On en pince pour les Galapagos...
Plus blanc que blanc
La vie est vraiment trop dure...
Perdus au milieu de nulle part
C'est l'heure de l'apéro !
Non, ce n'est pas le pinson de Darwin...
Maman otarie et son bébé
En plein cagnard
Une femelle ??? Où ça ??!!??
Reflet volatile
Cui-cui
A bientôt pour de nouvelles aventures...!
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Chapi chapo

Notre seconde destination dans ce pays est Cuenca. On y arrive péniblement en bus (les bus équatoriens sont beaucoup moins confortables que ceux du Pérou), et découvrons une magnifique ville coloniale. A chaque coin de rue s’érigent de vieilles églises en pierre de taille, qui font face à de superbes places. Autour, les passants s’arrêtent devant un stand pour y siroter du lait de coco ou y grignoter une friandise. La vie est douce à Cuenca, et nous nous installons régulièrement dans un marché aux fleurs pour vendre nos petites créations en macramé. Quand nous n’y sommes pas, nous dégustons un délicieux expresso équatorien assis sur une mignonne petite terrasse, au grand bonheur de Cécile et Victor.

Nous arpentons aussi les alentours, à commencer par Sig-Sig, un village réputé pour ses chapeaux…

« Alors que l’été approche, connaissez-vous vos classiques en matière de couvre-chef ?

Le Panama, ce fameux chapeau de paille tressée qui a connu ses plus beaux jours de gloire lors de son arrivée en France pour l’exposition universelle de Paris en 1855, est devenu un accessoire de mode incontournable. Il était si prisé par la bourgeoisie parisienne de l’époque, qu’on s’en est inspiré pour surnommer Paris « Paname ».

Quant à l’origine du nom du chapeau lui-même, il faut la chercher du côté du canal de Panama. Lors de sa construction, les ouvriers en portaient pour se protéger du soleil, si fort sous ces latitudes. Pourtant, le chapeau Panama est en fait équatorien. On dit que les modèles les plus luxueux viennent de Montecristi, une ville au bord du Pacifique, mais on en fabrique aussi à Cuenca, dans les Andes.

Aujourd’hui, ce couvre-chef est exporté dans le monde entier et est arboré par de nombreuses personnalités politiques et artistiques, lui donnant une petite touche mondaine. Très « décontracté chic », on le trouve le plus souvent en blanc orné d’un ruban noir ou bien tirant sur le beige. Toutefois, ce ne sont ni la couleur ni la forme du chapeau qui le caractérisent, mais sa paille de Carludovica palmata (palme de l’Equateur) et son mode de confection. Une bonne façon de différencier le vrai du faux est la rosace que l’on peut voir au sommet de chaque chapeau tissé à la main.

Alors n’hésitez plus à vous doter de ce très réputé accessoire de mode ; il vous en coutera entre 30 et 650 euros pour les plus chers. C’est la densité de mailles qui détermine le prix car plus il y a de mailles, plus il a fallu de temps pour le tisser (de un à quatre jours tout de même). Ceux de meilleure qualité peuvent d’ailleurs se tordre à volonté et prendre la forme qui vous plaira ! »

Bon, revenons-en à nos moutons… Nous sommes ensuite allés tous les trois profiter du marché dominical de Chordeleg, où nous avons craqué devant un énorme cochon rôti à la broche… ! C’est la spécialité du coin dont tout le monde vient se délecter le dimanche au comedor (cantine populaire).

Les ruines d’Ingapirca sont venues clôturer notre tour de la région. Ce site cañari, par la suite envahi par les Incas, est connu comme le mieux conservé du pays. Il regroupait plusieurs temples et une cité dans laquelle de grandes réserves alimentaires étaient stockées. Le site a ceci d’étonnant que vu du ciel, on s’aperçoit qu’il a été construit de façon à former la tête d’un puma.

Nous quittons définitivement le sud de l’Equateur pour une autre destination, vraiment extraordinaire….

Cuenca, ville coloniale par excellence
Une vendeuse de fraises ambulante
Une remarquable architecture
Notre voisine au marché des fleurs
On joue aux marchandes
Basilique de Cuenca
Des églises à tous les coins de rue
Promenade de fin d'aprem
Un scarabé pas content
Le cuy nous poursuit jusqu'à Chordeleg
Ca marchande dur !
Un gros cochon pour un gros appétit
100% faits main
14 mois de voyage, ça se fête !
En route vers Sig-Sig
Du sur mesure
A la coopérative de chapelières
Réserves des ruines d'Ingapirca
Où est charlie ?
La petite maison dans la prairie
Il descend de la montaaagne à cheval !!!
Mosaïque rurale
Un indien dans la ville
La citadelle d'Ingapirca
Lama-zone
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L’appel de la forêt

Après seize longues heures de bus, nous arrivons enfin à Loja, notre première escale en Équateur. C’est dimanche, la pire journée pour débarquer dans une nouvelle ville en Amérique du Sud… tout est fermé et les rues sont désertes… Nous attendons donc le lundi pour découvrir la gastronomie locale (empanadas de verde, tamales et bolones), puis nous nous activons pour organiser notre prochaine randonnée dans le parc national Podocarpus. Bonne nouvelle pour nous, depuis le mois de janvier dernier, tous les parcs nationaux sont gratuits dans le pays ; une décision politique peu anodine qui montre la volonté du gouvernement de sensibiliser ses concitoyens à l’incroyable biodiversité équatorienne !

Nous filons donc vers le parc, réputé pour sa richesse en orchidées multicolores. Ici, nous sommes de retour dans les Yungas, les forêts pluvieuses d’altitude qui cachent dans leurs cimes de magnifiques oiseaux colorés. Sur chaque arbre poussent une quantité hallucinante de fleurs et de fougères dont se régalent des chenilles aux allures inquiétantes. Ces futurs papillons arborent en effet des teintes flamboyantes et des poils drus qui impressionnent leurs prédateurs qui n’osent alors plus les dévorer. Nous en prenons une fois de plus plein les yeux et mitraillons faune et flore à tout va. Cependant, se promener dans les Yungas n’a pas que des avantages… Le lendemain, nous enfilons pantalons de pluie et vestes goretex et partons faire le tour des miradors. Mais  la boue nous stoppe net dans notre ascension, et la vue est complètement bouchée par une brume toujours plus épaisse à mesure que nous avançons. Nous faisons donc demi-tour et rentrons un peu frustrés vers notre cabane, où nous attendons la fin de l’après-midi pour sauter dans la voiture des gardes qui nous ramènent à Loja.

A quelques kilomètres de Loja se situe un petit village dont nous n’avons entendu que du bien. Bénéficiant d’un microclimat très agréable, de nombreux nord-américains sont venus y construire leur résidence secondaire. Vilcabamba est d’ailleurs surnommé « gringolandia » (tous les étrangers sont appelés gringos en Amérique du Sud) dans la région. Le patelin est très mignon, avec de magnifiques maisons coloniales restaurées et une place centrale ombragée par d’imposants arbres centenaires. Nous y flânons une journée, et  laissons passer le temps en sirotant une bière en terrasse.

Victor et Mathou en sherpa
Prémices de la campagne équatorienne
Butterfly
Ochidées olivaceum
Suprême orangé
Orange mécanique
Finesse naturelle
Les dernières orchidées de la saison
Trogon personatus Trogon masqué Trogon personatus
Vilcabamba
Un ptit jaune
On a fait un voeux, et ça a marché !
Si vous connaissez son nom, dites-le nous !
Explosion

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1, 2, 3… Soleil

Après la pluie, nous nous dirigeons vers le soleil, c’est-à-dire vers la côte. Notre premier arrêt est à Huanchaco, une station balnéaire réputée parmi les surfeurs. De là, nous visitons les ruines de Chan Chan, une cité perdue du peuple chimu, entièrement construite d’adobe. Puis, nous longeons la côte plus au nord et nous installons à Chiclayo. Nous assistons à la criée sur la plage de Pimentel, un village de pêcheurs non loin. Les femmes y vendent les poissons fraichement pêchés, posés à même le sable, tandis que les hommes rangent leurs barques : de simples canots en joncs. Nous nous attardons sur la plage, le temps de prendre un peu de soleil et pour Damien de goûter l’eau du Pacifique pour la première fois. Nous repartons ensuite pour Monsefu, recommandé pour son artisanat. La déception est assez grande, seul Damien y trouvera son compte en dévalisant un stand de confiserie. Les fourmis qui ont par la suite envahi notre chambre s’en délectent encore !

A Chiclayo, nous entendons parler d’autres ruines, contenant apparemment un grand trésor et ayant attiré moult pilleurs de tombeau. Sous ces deux énormes tumulus gisent en effet les momies du Seigneur de Sipan et de ses disciples. Ils emportèrent avec eux leurs parures d’or ainsi que leurs plus belles armes de guerre. Ce n’est qu’en 1987 que le pillage systématique de ce site historique a été découvert et alors stoppé grâce à Walter Alva, un archéologue vivant dans la région. La majorité de ce fabuleux trésor a heureusement été retrouvée et tout un chacun peut aujourd’hui en profiter dans le musée du site.

C’est sur cette belle ultime balade que nous disons au-revoir à Damien, qui rentre déjà en France après presque trois semaines passées en notre compagnie. Merci d’être venu nous voir Damien !

Nous quittons donc la ville pour Mancora, où nous avons rendez-vous avec Victor. Rappelez-vous Victor, la star du jour de l’an à Lima, mais surtout un bon ami de Sara qui avait passé le mois de Janvier avec nous. Au programme : farniente, plage, soleil et derniers pisco sours. Un bonheur seulement gâché par les hordes de moustiques affamés qui se sont jetés sur nous, nous donnant l’air d’avoir la varicelle !

Après ces quelques jours passés dans le coin vient le moment de franchir la frontière pour l’Equateur, cinquième et ultime pays que nous visiterons en Amérique du Sud. Nous sommes donc restées trois mois au Pérou, un grand pays avec une grande Histoire et des sites archéologiques à couper le souffle. Le Machu Picchu restera un des points forts de notre voyage. Et surtout, nous nous y sommes faites de très bons amis, avons découvert une gastronomie haute en couleurs et en saveurs, que nous n’avons pas manqué de faire découvrir à nos familles et amis venus nous rendre visite. Un petit bémol cependant pour le Pérou, où l’arnaque aux touristes étrangers est un peu trop récurrente à notre goût… Et enfin un petit regret, celui d’avoir séjourné ici tout au long de la saison des pluies, nous empêchant donc d’arpenter les campagnes et les montagnes comme on l’aurait aimé.

Huanchaco
Damien et son reflex ! Les deux inséparables Damien et son reflex !
On pense à vous !
Non, cette fois ce n'est pas Sara...
395ème jour de voyage
Chan Chan et ses murs interminables
Il n Marcher en plein cagnard... Il n'y a que ça de vrai !
Design Chimu
Le dernier gardien du temple
Couloirs en adobe de la cité perdue
Mairie de Chiclayo
Vente à la criée à Pimentel
Barques de pêcheurs
Ca paraît plutôt léger
Les fourmis s Les bonbons de Monsefu Les fourmis s'en sont régalées ! Merci Damien !
Une pause s'impose
Ruines du Señor de Sipan
Un trésor inestimable
Des tumulus bien érodés
Lever de soleil sur Mancora
Punta Sal, petit paradis sur Terre
La vie en mauve
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Damien, lâche rien !

Après cette éprouvante première randonnée, nous avons flâné deux journées dans les rues et les marchés de Huaraz. Pour le non-initié, les marchés du Pérou et de Bolivie surprennent : étals de boucherie sur une simple paillasse blanche recouverte de morceaux de viande et de leurs nuages de mouches ; allées de fruits et légumes entrecoupées de stands de sorcières ; chaque recoin réserve à Damien son lot de surprises. Mais ces marchés ont du bon : on y trouve de tout pour souvent pas cher, c’est donc l’endroit idéal pour y faire des affaires ! Nous nous en donnons comme d’habitude à cœur joie dans les boutiques d’artisanat et Damien y trouvera même une gentille mamie pour lui vendre un joli bonnet péruvien.

Mais n’oublions pas notre objectif dans la région : faire de la randonnée. Cette fois, nous optons pour un défi plus ambitieux : trois jours de marche qui nous permettront de rallier le village et les ruines de Chavin, au départ d’Olleros.

Chaussures aux pieds, sacs sur le dos, appareils photos à portée de main, nous commençons notre première journée de marche. Ca grimpe gentiment, nous sommes sous la barrière des 4000m, on y va tranquillement ; bref tout va bien ! Pendant notre pique-nique, une vieille dame toute rabougrie vient filer sa laine à nos côtés et en profite pour papoter un peu, pendant que ses deux chiens reluquent de façon très insistante sur nos sandwichs. On en vient biensûr à parler de la pluie et du beau temps… et à elle de regarder le ciel et de nous dire « il va pleuvoir cet après-midi…fort ! » ; et à nous de penser qu’elle est bien pessimiste, et de décider de poursuivre notre chemin.

Malheureusement pour nous, mamie s’est révélée bien plus fiable que les services météo ; et sentant venir le grain, nous plantons la tente au milieu d’un plateau caillouteux. Les dernières sardines à peine enfoncées dans le sol, le déluge nous tombe dessus. Il est 14h, et il ne s’arrêtera pas de pleuvoir avant 1h30 du matin. Une piscine s’est bien évidemment formée sous la tente, mais la qualité de notre tente nous protège d’une inondation certaine. Cependant, le revers de la médaille est que son étanchéité remarquable empêche aussi notre chaleur de s’échapper et favorise donc la condensation sur toutes les parois de la tente. Bref, on finit par prendre l’eau…

On fait passer le temps comme on peut, en jouant aux cartes ou en chantant des vieux tubes français, le tout en essayant de maintenir nos duvets et nos pieds au sec. Pour Damien c’est réussi, il voulait vivre l’aventure Incahuella, il en subit les meilleurs moments !

De bon matin, après cette délicieuse nuit particulièrement fraîche (la neige est tombée à peine plus haut que notre campement), nous réfléchissions à la suite de notre programme. Deux options :

1) Poursuivre notre route en espérant que la neige tombée cette nuit fonde dans la journée et nous laisse franchir le col.

2) Rentrer parce qu’en réalité nous savons que pendant la saison des pluies il pleut presque tous les après-midi, ce qui impliquerait encore plus de neige sur le col, et une prise de risque inconsidérée…

Nous levons donc le camp et repartons pour Huaraz, où nous attend une bonne bière de récupération et de réconfort.

Vue depuis notre hôtel
La chair de poule
Merci pour le bonnet !
Balade à Huaraz
Olleros, début de rando
Cécile et Mathou à votre service ! Guides de rando Cécile et Mathou à votre service !
Plus blanc que blanc
Devinez ce qu'ils regardent...
En route pour l Allez hop, on y va.... En route pour l'aventure !
Il s'appelait Stewball....C'était un cheval blaaannnc
Tu tiens le coup ???
Quel boulot pénible !
Méditation brumeuse
Courage, plus que 12 heures dans le tente
Réveil, la tête dans les nuages
Bon, option 1 ou 2 ?
Bah... ça sera l'option 2 !
Petit mais costaud !
Notre plateau de campement
Un coussin de cactus
Il neige, il neige, bergèreuh...
NB : Attention aux chiens de berger... ...Rentre tes blancs moutooonns ! NB : Attention aux chiens de berger...
Pic et pic et colégram
On rentre à la maison...
Et on n'est pas les seuls !
Belle des champs
Trop balaize Damien !
Arach'attack !
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Courage Damien !

Après le départ des familles, Damien, un ami de Cécile vient prendre le relais pour nous éviter de sombrer dans la tristesse. Il arrive le 10 février à Lima et, comme nous connaissons bien la ville, nous lui faisons nous-mêmes la visite guidée. Une fois remis du décalage horaire, nous partons tous trois aussitôt pour Huaraz, petite ville située à 6h de route au nord de Lima, dans les montagnes. Et oui, Damien est aussi venu ici pour relever un défi : suivre Incahuella dans ses exploits !

Huaraz se situe à 3080m d’altitude, entre la Cordillère Noire (côté Pacifique) et la Cordillère Blanche (côté Andes), dont les sommets enneigés se dressent jusqu’à 6768m au-dessus du niveau de la mer.

Ames charitables, nous laissons à Damien une journée pour s’acclimater à l’altitude et se défaire de son léger mal de crâne. Dès le lendemain, nous partons pour une rando niveau facile : Point de départ à 3900m avec pour objectif rallier la Laguna 69, à 4800m. En résumé, 900m de dénivelé positif ; une vraie broutille pour Incahuella ! Pendant que nous préparons cette balade, nous rencontrons Mathieu et Yohan, deux surfeurs aguerris curieux de nous accompagner en montagne. Nous partons donc tous les cinq de bon matin pour cette promenade de santé dans le Parc National Huascaran. Les premiers kilomètres se font dans la joie et la bonne humeur… puis doucement, l’écart se creuse. Pendant qu’Incahuella gambade dans les herbes hautes, les garçons ont le pas de plus en plus lourd et le souffle court. Les pauses se font plus fréquentes et plus longues…  Avant les derniers 200m de grimpette, nous cachons tous nos sacs derrière les rochers histoire de nous alléger un peu. C’est ainsi qu’Incahuella fait une échappée digne de Lans Armstrong dopé à mort et laisse sur place ses trois apprentis randonneurs livides et en crise d’hypoglycémie… Est-ce notre condition physique exceptionnelle, ou bien l’altitude et le manque d’oxygène qui affectent les garçons, ou peut-être un peu des deux ?

Magnanimes, nous les attendons tout de même en cours de route pour rejoindre le sommet tous ensemble. Epuisés (les garçons), mais heureux (tout le monde), nous posons devant cette magnifique lagune glaciaire pour immortaliser leur premier 4800m ! Malheureusement, ils  ne sont pas encore au bout de leurs peines puisqu’il nous faut maintenant redescendre…  A l’évidence, à ce rythme, nous n’arriverons jamais à temps à la cabane des gardes pour récupérer notre tente et monter le camp. Incahuella part donc en éclaireur, laissant nos champions à la traine. Et heureusement pour tout le monde, une fois ayant rejoint la route, Incahuella dégote même un véhicule qui nous épargne à tous, les trois heures de marche restantes. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, le supplice n’est pas encore terminé car ce mini-van nous infligera quelques 45 minutes de tape-cul-tape-tête interminables !

Après avoir monté le camp et avoir pris un certain nombre de Doliprane ou Efferalgan (les garçons – pour soulager leur mal de crâne), nous préparons un diner reconstituant et arrosé de vin rouge car pour rire, nous avions dit à Matthieu et Yohan que nous leur prêtions une tente en échange d’une bonne bouteille de rouge. Nous ayant prises au pied de la lettre, Yohan s’est tout de même trimballé son litre de vin pendant toute la rando ! Ce dernier a fini de les assommer et nous sommes donc tous partis retrouver Morphée jusqu’au lendemain.

Bref, nous saluons la performance de nos trois compagnons de rando qui ont tout de même réussi à braver cette supposée « balade de santé » qui était en réalité plus dure que prévu… Chapeau-bas messieurs !

PS : A suivre, l’épisode 2 des aventures de Damien & Incahuella au Pérou ;)

Miam-miam ! Damien est arrivé les bras chargés de cadeaux ! Miam-miam !
Visite guidée de Lima
...c Au Pérou, ils boivent tous du Inca Kola... ...c'est jaune et ça a des bulles !
Vue pendant le pique-nique fromage/saucisson
Tenue de soirée
Mathou avait tout prévu pour embéter Carlos ! Sons, lumières et jeux aux Parc des Fontaines Mathou avait tout prévu pour embéter Carlos !
Drôles de dames
De gauche à droite : Damien, Mathou, Mathieu et Yohan Prêts à en découdre ! De gauche à droite : Damien, Mathou, Mathieu et Yohan
3900m... Des débuts plutôt faciles 3900m...
Au fond le Huascaran, 6768m Ca laisse le temps de profiter du paysage Au fond le Huascaran, 6768m
4100m Ca se complique... 4100m
Vivre d'air pur et d'eau fraîche
4500m Damien tu deviens pâle... 4500m
Le Pisco, 5752m. Bravo Apolline ! L'appel des sommets Le Pisco, 5752m. Bravo Apolline !
4600m Premier plateau 4600m
Cécile et Palomité pètent la forme - 4600m Pendant ce temps-là... Cécile et Palomité pètent la forme - 4600m
4800m tout de même C'est nous les meilleurs ! 4800m tout de même
Même Palomité, notre mascotte, l'a fait !
Sur le chemin du retour
3400m Ouf, enfin arrivés ! 3400m
Allez, on va se coucher ;)
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Ce n’est qu’un au revoir…

Nous sommes le 6 février, Sara et sa famille nous quittent pour rentrer en France. C’est donc  pour Sara la fin de 13 mois de voyage au sein de l’équipe Incahuella…

Treize mois de voyage à 3, cela représente non seulement 390 jours passés ensembles, mais aussi 18 brosses à dents usagées, 53 cartes postales envoyées, 164 auto-stop, 51 livres dévorés, 29 paires de chaussettes usées, 3521 photographies, et une cinquantaine de films vue sur notre tout petit ordinateur !

Avec ton départ, le décompte n’a pas été le seul à changer, et Sara c’est sûr, tu nous manques.

A commencer par ton coté gastronomique intrépide, qui te poussait à souffler à en pleurer sur notre feu de camp. Tu as aussi appris que faire un BBQ en doudoune n’est pas la meilleure idée…Tu en as même perdu tes plumes ! Tu aurais aussi dû voir ta tête quand on t’a appris que la succulente brochette que tu venais de dévorer en Bolivie était composée de morceaux de cœur de bœuf… on en rigole encore :) Et rassures-toi, nous ne regrettons toujours pas de ne pas avoir testé ta recette spéciale : le thon au lait façon Sara !

Ton look légendaire, pour lequel tu as absolument voulu garder ton énorme casque blanc sur les photos au sommet du Pequeño Alpamayo ; ou encore toutes les fois où tu te transformais en power-ranger rose grâce à ton merveilleux t-shirt à capuche pourpre et rose fluo ! Pour changer un peu de coloris, tu as heureusement emporté dans ton sac une écharpe blanche étincelante en moumoute que tu n’as finalement mise qu’une seule fois, de même que ta polaire marron qui n’aura eu la chance de sortir au grand jour qu’une journée, quand tu t’es malencontreusement étalée dans une énorme flaque de boue ! Grâce à toi, les campeurs  connaissent  maintenant ta super technique pour ne pas avoir froid la nuit : mettre un bonnet par-dessus le minuscule trou d’aération que tu laisse pour ton visage, lorsque tu sers au max ton duvet… on se demande encore comment tu as fait pour ne pas mourir étouffée dans ton sommeil !

Ta fibre artistique, qui t’a donné envie d’essayer de jouer du Charango… pendant 2 semaines environ. Bon, à part quelques fausses notes et un instrument assez mal accordé, tu y étais presque ;) Ta sublime voix, et surtout ta maîtrise du langage « yaourt » quand tu chantes en anglais, nous manquent beaucoup aussi, sans parler de ton mouvement de danse préféré : le pointage de doigt !  Nous nous souvenons aussi avec joie de la vidéo que tu as tourné à Noël pour ta famille, et de son légendaire « COUCOU-OUuuuuuu » ; tu es faites pour le théâtre d’impro pas de doute !

Ton côté hippie, car non, tu ne nous feras plus croire que tu ne l’es pas un peu. Preuves en sont ton bonnet en laine du Chili, ton gros bracelet en macramé acheté alors que tu avais hurlé que « Non, jamais je ne mettrai de macramé, c’est vraiment trop ! » et que tu as ensuite dit « Oui, mais celui-là c’est pas pareil, c’est un bracelet plus… enfin moins… tout ça quoi ». Et après tout, tu as bien tenu six jours sans douche !

Tes éternelles phrases cultes, que ce soit en français ou en espagnol, nous manquent. Nous continuons d’ailleurs de manger de la sopa de zapatos (soupe de chaussures) et non de la sopa de zapallo (de potiron) à ta santé. Bon tu as de la chance, puisque c’est toi qui es rentrée avec le journal de bord et que tes phrases cultes sont écrites dedans, nous ne les dévoilerons pas cette fois-ci…

Ton côté meilleure compagne de voyage, ever ; surtout quand tu nous fais des massages incroyables pendant plus d’une heure chacune ! Aussi quand tu nous offres un pot de Nutella et plein de chocolats pour Pâques, parce que garder son côté enfantin, c’est important. Quand tu nous fais rire, quand tu te dévoues pour allumer le réchaud sous une pluie battante alors que nous restons bien au chaud sous la tente, quand tu nous aides à dépasser nos limites et à garder le moral en rando, et tout le reste biensûr !

Tes cascades de l’extrême, que ce soit quand tu courrais derrière une poule et ses poussins malgré ton énorme sac sur le dos, ou quand tu nous as fait quelques frayeurs : en t’engageant un peu vite à la suite de Mathou sur un pierrier très pentu et en voyant deux pierres se diriger à grande vitesse  vers tes jambes… ou lorsque tu as ripé sur un caillou et que tu t’es écrasée avec ton sac sur un gros tas de cactus… !

Et puis finalement, un si long voyage nous a toutes rapprochées, on se connait par cœur. On connaît d’ailleurs toute ta vie et ta famille, puisque tu as radoté bien des fois, pendant les longues soirées de camping. Pour nous, tu resteras toujours la vraie et l’unique Miss Poitou-Charentes, celle qui n’a pas peur d’aller de l’avant et qui sait s’adapter à toutes les situations.

Bref, tu as changé Sara !

PS : Bon tu le sais, on t’aime bien quand même…

PS2 : On espère que cette fois-ci tu vas pleurer en lisant ce texte

PS3 : Merci de nous avoir refourgué ton pote Victor pour les Galápagos

Notre première photo
Notre premier sommet
Tes légendaires lunettes...
Une grande satisfaction
Sportive de l'extrême
Alors, heureuse ?
Tom sawyer
Le parc Tamango, ton préféré
Tu te laisses pousser les poils...?!
La danse du doigt
Merci pour les chocolats !
Jejejejeje Patagonia, tu problema es mi problema ! Jejejejeje
Non ne pleure pas, ne pleure pas, tu as, tu as... Ya pas de feu sans fumée Non ne pleure pas, ne pleure pas, tu as, tu as...
Tu t'es mise à méditer...
Sara, l'amie des animaux
Tu es si jolie... Princeessse Saaaraaaa.... Tu es si jolie...
Par tous les temps
Quelle classe !
Pas de doute, tu es une hippie !
Bibibibibibi phoque
Belle de nuit
Le BBQ de l'extrême
Au moins tu avais le temps de lire !
Sara fait du VTT
Sara fait du sandboard
Sara fait de la rando
Sara fait du surf
Quel look !
Tu te la pètes !
Tête de mule !
COU-COuououou
Grosse hippie, épisode 2
Mangeuse de coeurs !
La tache rose dans une immensité verte
Snif, snif Notre dernière photo Snif, snif

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Le pisco, péruvien cette fois !

Toujours avec Odile, nous quittons la zone sud du pays pour rejoindre Pisco, via la Panaméricaine, la route qui traverse toute l’Amérique, de Puerto Montt au Chili jusqu’à Prudhoe Bay en Alaska.

On voit défiler à travers les fenêtres du car un paysage désertique, où se succèdent des dunes de sables tirant sur l’orangé, sur le vert ou encore sur le pourpre. Le coucher de soleil rend la scène encore plus fabuleuse, augmentant toujours plus la palette de couleur sur les dunes. Nous arrivons sur la côte à l’aube, alors que les premiers rayons du soleil illuminent le Pacifique. A Pisco, nous découvrons une ville à moitié détruite. En 2007, un tremblement de terre de 8.0 sur l’échelle de Richter a en effet dévasté la ville. Aujourd’hui encore Pisco se reconstruit lentement, en témoignent la moitié de la ville encore en chantier et l’autre moitié réduite à des tas de gravats. Nous ne faisons qu’y dormir, pour pouvoir faire une excursion à Paracas et sur les îles Ballestas.

Cet ensemble d’îlots est par ici appelé le « Galapagos des pauvres », puisqu’il abrite une remarquable concentration d’oiseaux marins qui nichent sur ses falaises, à pic au -dessus de l’océan. Aux piaillements des oiseaux se mêlent les cris rauques des otaries qui se prélassent sur les plages de galets. Les îles sont recouvertes de guano (fientes d’oiseaux), connu dans le monde entier comme un excellent engrais. Tous les sept ans, une équipe d’alpiniste est embauchée pour venir récolter le guano. Trois mois en complète autonomie, à descendre le long des falaises pour en remonter les bras chargés de sacs plein de fientes ! Autant dire que l’odeur est forte et vraiment désagréable ; travailler par ici ne doit pas être évident… Mais pour nous, depuis le bateau, le spectacle est très impressionnant. Des nuées de pélicans ou de fous variés nous survolent et font d’incroyables piqués dans l’eau pour aller pêcher. Et surtout, nous apercevons enfin des pingouins de Humboldt, que nous avions raté tout au long du voyage !

De retour sur la terre ferme, Cécile va prendre un bus pour retourner à Lima, tandis que Mathilde et Odile vont profiter de leurs derniers jours entre mère et fille pour visiter la région de San Vicente de Cañete.

Là-bas aussi, le tremblement de terre a fait des ravages. Elles visitent alors le château de Cañete, qui ne ressemble plus qu’à une maison hantée. Ancienne demeure d’un riche propriétaire de vignes, on imagine les innombrables pièces remplies d’invités lors de banquets… Aujourd’hui, il ne reste que des lambeaux de tapisserie, de vieilles horloges londoniennes désossées et un billard français, sans tapis. Tant qu’à être dans la région des vignes, elles en profitent pour faire la visite de deux ou trois bodegas, avec dégustation de pisco, vins et autres liqueurs. Après tout, cette semaine est aussi celle de la boisson nationale : le Pisco Sour biensûr !

De retour à Lima, Mathilde et Odile retrouvent non seulement Cécile, mais aussi Sara, Stéphanie et Daniel. Nous sommes le 4 février, et c’est l’anniversaire de Mathou ! Nous sautons donc sur l’occasion pour aller célébrer ça en famille, dans un bon resto. Carlos nous conseille d’aller déguster les très fameuses grillades de Panchita, dont la spécialité maison est la brochette d’anticuchos, des cœurs de bœuf marinés, accompagnés de patates cuites au barbecue. Un vrai régal ! Pour sa fête, Mathou se voit même offrir par le resto une assiette de crêpes fourrées au Manjar (confiture de lait).

Joyeux anniversaire donc !

Certains font le pied de grue...
Au départ de Paracas pour les îles Ballestas
Un pétroglyphe dont personne ne connait vraiment l En chemin, le fameux "Candélabre" Un pétroglyphe dont personne ne connait vraiment l'origine
La brume rend mystique l'atmosphère des îlots
Sula variegata Les fous variés nichent ici Sula variegata
Spheniscus humboldti et Pelecanus thagus Pas de doute, le pingouin est plus petit ! Spheniscus humboldti et Pelecanus thagus
Une grosse otarie se prélasse
Ilôt de calcaire, refuge de nombreuses espèces
De bons producteurs de guano
Embouteillages pour l'aterrissage
Larosterna inca Une colonie de sternes incas Larosterna inca
Ca se bouscule pour bronzer !
Des oiseaux à perte de vue
Pelecanus thagus Un pélican thage en quête de nourriture Pelecanus thagus
Les caves stockent le pisco dans de grandes jarres
Une future bouteille de pisco
Le chateau de Cañete
Bouh !
Place de Cañete
Séchage de maïs
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Balade en famille

La maman de Mathou nous a donc rejointes à Lima ; de là, elles sont parties de leurs côtés pour le Machu Picchu alors que Sara attend l’arrivée de sa sœur Stéphanie et de son compagnon Daniel.

Elles se lancent alors pour la cité Inca en passant par Nazca. Puis direction Arequipa, une ville située au sud, dont on dit qu’elle est la plus belle du pays. Rendez-vous est pris avec Cécile, qui s’est enfilée 16 heures de bus pour les retrouver.

Arequipa est aussi appelée la ville blanche pour la couleur de ses somptueuses bâtisses, à commencer par l’église de la Place d’Armes. Dans les rues, de grosses portes en bois cachent des cours intérieures fleuries, où trône parfois au milieu une fontaine de pierre. Arequipa était une ville riche, et pour cause : elle était la plateforme marchande pour la laine d’alpaga des Andes, et pour l’or venu tout droit de Potosi, en Bolivie. Aujourd’hui, la splendide architecture coloniale, l’artisanat fin des joailliers ainsi que les boutiques de vêtements de luxe en alpaga sont les traces vivantes de cette époque glorieuse.

Nous élisons domicile dans un petit hôtel à quelques quadras (pâtés de maisons) de la grande place. Tout en prenant notre petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée, nous préparons notre prochain trek : une boucle dans le canyon de Colca. Le lendemain, un bus plutôt rudimentaire nous mène en 4h à Chivay, où nous passons la nuit pour mieux repartir à l’aube vers notre point de départ : le village de Cabanaconde. C’est donc de là que commence notre rando dans le Canyon de Colca, d’une profondeur de 3400m. Une journée de descente, et de petites remontées dans les entrailles de ce canyon, le deuxième plus profond au monde. Sur notre chemin, nous croisons des mules chargées de grosses caisses de ravitaillement et des mamies s’aidant de leur canne pour descendre les quelques 1000 mètres de dénivelés négatifs du sentier qui mène à l’oasis. Plus nous approchons de notre but et plus les alentours sont verdoyants. Des avocatiers, des figuiers et autres arbres fruitiers, l’oasis, perchée au bord de la rivière Colca est un point vert au milieu du canyon.

Notre première journée de marche se termine sous la pluie, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant et de rallier l’oasis appelée Sangalle. On s’installe dans un bungalow, et allons toutes les trois délasser nos jambes fourbues dans la piscine de l’hôtel, malgré la bruine qui continue de tomber. Quelques longueurs plus tard, nous mangeons un diner frugal et dégustons une bière, qui nous envoie vite fait bien fait au lit… à 19h30 ! Le lendemain, nous partons tôt pour avaler au plus vite et sous des températures clémentes les 1000m de dénivelé, positifs cette fois. Une montée harassante, qui se termine trois heures plus tard par un sprint épuisant pour rattraper notre bus de retour à Arequipa. Et c’est bien contentes de notre escapade que nous reprenons nos quartiers dans cette ville, avant de continuer notre route plus au nord, vers Pisco et Paracas.

Arequipa, et les montagnes toutes proches
Les arches de la place d'Armes
Un lundi matin à Arequipa..
Cours intérieure
Pas de doute, Odile est la plus petite !
La place d'Armes, au coucher du soleil
Blanc flamboyant
En route pour le canyon de Colca !
La rivière colvca se fraye un chemin
Tête de mule
Une nature gigantesque
Arrivée à l'oasis
La piscine nous tend les bras !
Scarabée
La roche rosée du canyon
Une pause abricots secs s'impose
Allez, encore un petit effort...
Heureuse
Rien ne sert de courir...
... Le bus partira à l'heure !
Bébés alpagas sur le chemin du retour
Dernier coup d'oeil sur les montagnes

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